ACTUS LOCALESSOCIAL

Une quarantaine de policiers manifestent à Papeete

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C’est assez rare, une quarantaine de fonctionnaires de la police nationale ont manifesté mardi devant le haussariat à Papeete, une heure et demie après la minute de silence observée en hommage à leur collègue abattu sur les Champs-Elysées. Ils dénoncent des pressions de leur hiérarchie, demandent à ce que des recrutements soient mis en place et demandent l’arrêt de la « politique du chiffre ».

En soutien au mouvement national, une quarantaine de fonctionnaire de la DSP a manifesté mardi devant le haussariat pour défendre la « protection et la reconnaissance du métier ». L’occasion, comme l’affirme Cyril Raioha major de police à la DSP, d’alerter les candidats au deuxième tour de la présidentielle sur les difficultés du métier. L’occasion aussi de manifester leur désapprobation concernant la suppression de leurs acquis.

Les fonctionnaires de la police nationale demandent la suspension des vacations des services d’intervention voies publiques. Ils souhaitent que ce dossier soit confié au commissaire Mario Banner. Les policiers demandent également la réouverture du dossier de l’ITR. Le syndicat réclame aussi la mise en place « d’un plan d’urgence de recrutement » comme celui effectué entre 2005 et 2009 où 65 gardiens de la paix avaient été recrutés pour pallier le déficit de leurs effectifs. Enfin, le syndicat de policier dit « stop » à la course aux chiffres.

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4 Commentaires

  1. Bosc
    26 avril 2017 à 9h07 — Répondre

    Millo

  2. Bosc
    26 avril 2017 à 9h12 — Répondre

    Il faut faire revenir les policiers polynésiens qui sont en France et ne pas faire un recrutement local qui est trop long. certains syndicats n’y sont aps favorables, on ne sait pas pourquoi.
    Ces policiers en France ont été formés et ils sont opérationnels immédiatement.
    Le taux de policiers par rapport à la population est déjà trop élevé par rapport à ce qui se passe en France.
    Il faut donc revoir les missions et l’utilisation des effectifs, donc changer des habitudes obsolètes

  3. Polynésien en France
    26 avril 2017 à 21h06 — Répondre

    Ils (unité sgp) vont privilégier uniquement des renforts CEAPF et non des PN pour avoir une main mise sur leur déroulement de carrière, d’une part. D’autre part le souhait de renforcer la DSP et les autres services de police locaux a toujours été présent avec une réserve en ce qui concerne les tahitiens PN qui aux yeux de ce syndicat « ne sont plus locaux à leur yeux », alors que l’expérience du terrain, des situations de crise sont notre quotidien et que cela est une manne a partagée avec les nôtres. Mais quand un désir animé par une envie politique se greffe au détriment de la sécurité de nos familles est plus forte ne devient-on pas co-auteur des faits divers qui font la une de la dépêche ? Je me pose encore la question. Avec des services en sous-effectifs, une commune de plus à gérer et en prendre une autre d’ici quelques temps et avec le même nombre de policiers? Comment dire c’est impossible à assurer même avec le concours de la PM.
    PS: la demande de renfort sera au nombre de 5.
    Maintenant et comme depuis 5 ans il faut attendre…. Mais combien de temps encore….merci
    Et comme le dit l’article UNITE SGP cherche à mettre en place « un plan d’urgence de recrutement » dans quel but? Il y’a des policiers opérationnels en métropole qui ne demandent qu’à rentrer pour servir les leurs. … Ah oui j’oubliais ils ne sont pas CEAPF donc aucune pression ne sera possible sur eux, aucune main mise concernant leur nomination au grade. En somme une perte de pouvoir immense de se syndicat face à des tahitiens PN.
    Ecrit par :
    Un policier Polynésien en France qui ne demande qu’a rentrer

  4. TIFIO
    27 avril 2017 à 7h08 — Répondre

    Polynésien en France, tu ne dis que la vérité que certains syndicats de police n’aiment pas entendre.
    Ils enfument le haut-commissaire en ne lui parlant que d’un recrutement local sur lequel ils auront la main mise.
    Il faut faire rentrer les Polynésiens qui ont eu le courage d’aller en Métropole et l’Etat doit les aider en refusant ces recrutements locaux et faire ouvrir des postes en mutation (comme à Mayotte ou Nouvelle-Calédonie)

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