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Faire un « effort particulier » contre les bagarres à Punaauia

© Radio 1

« Il faut expliquer aux hommes que se bagarrer n’est pas un critère de virilité », a déclaré vendredi matin le haut-commissaire René Bidal, qui parle d’une « habitude culturelle ». Le représentant de l’Etat a participé à l’assemblée générale du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Punaauia, aux côtés du maire, du procureur de la République et de représentants de la gendarmerie et du milieu scolaire.

Le 30 septembre dernier, une bagarre a éclaté dans le quartier de Outumaoro, à Punaauia. Deux personnes ont été blessées. C’est Rony Tumahai, lui-même, qui l’a rappelé en ouverture de l’assemblée générale du CLSDP, pour souligner qu’il restait encore des progrès à faire en matière de lutte contre l’insécurité et de prévention de la délinquance. Globalement, le bilan de Punaauia est plutôt bon, avec des atteintes aux biens en baisse, des atteintes à l’intégrité physique en recul et une diminution globale du nombre d’accidents, même si le nombre de personnes tuées sur les routes est en augmentation.

Le haut-commissaire a pris part à cette réunion et a souhaité mettre l’accent sur la nécessité de lutter contre les rixes. « Il y a une habitude culturelle à la bagarre, c’est une réalité », a déclaré René Bidal au cours de la réunion. Des propos néanmoins tempérés sur la forme à l’issue de l’assemblée générale.

D’après ces statistiques de la gendarmerie, sur les 10 000 appels reçus chaque mois, on dénombre un millier d’interventions, dont « la moitié concernent des tapages, des rixes et des violences intrafamiliales ». Les bagarres, « ce sont des choses que l’on voit souvent », confirme le tavana de Punaauia.

Les violences intrafamiliales sur fond d’alcool font partie des priorités établies par la commune en 2016 en matière de sécurité et de lutte contre la délinquance. Trois autres axes stratégiques ont été établis : les nuisances sonores, les atteintes aux biens, et l’échec scolaire. Rony Tumahai indique que « douze actions sont déjà en route. Il y a un petit retard au niveau des groupes de travail, mais sinon, ça se passe bien. » Le tavana espère que ces mesures permettront de mettre fin aux nuisances sonores.

Concernant l’échec scolaire, la principale du collège de Punaauia, Valérie Dupre-Micouleau, se réjouit du « peu de cas de décrochage scolaire » qu’elle constate. « Le climat scolaire est redevenu serein », affirme-t-elle, même s’il y a « des nuisances provoquées par des personnes extérieures » à l’établissement. Concernant les « mineurs décrocheurs », le haut-commissaire se félicite du « dispositif important » qui existe déjà. René Bidal voudrait que les parents soient plus souvent mis « devant leurs responsabilités : lorsque toutes les tentatives ont échoué, il ne faut pas oublier qu’ils ont des devoirs, et que le délit d’abandon moral existe ».

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2 Commentaires

  1. Iritahua
    23 octobre 2017 à 5h56 — Répondre

    Les policiers municipaux au lieu d’aller foutre la merde aux jeunes, faites vos boulots sur les fouteurs de merde de vos corpulences.

  2. simone grand
    23 octobre 2017 à 16h55 — Répondre

    leur faire faire du sport et des arts martiaux pour leur apprendre à canaliser leur violence est un programme politique essentiel

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