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L’association Excelsior et son président condamnés pour homicide involontaire

Poursuivi par la justice après la mort d’une petite fille écrasée par une cage de football en 2020, le président de l’AS Excelsior, Bruno Tehaamoan, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. L’association a elle aussi été reconnue coupable et écope d’une amende de 2 millions de francs avec sursis. Suite à cette décision, l’avocat de la défense a indiqué qu’il ferait appel. 

Bruno Tehaamoana, le président de l’AS Excelsior, poursuivi par la justice dans le cadre de la mort d’une petite fille en 2020 après la chute d’une cage de football, a été condamné ce mardi à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire. L’association, quant à elle, à deux millions de francs d’amende avec sursis. L’avocat de Bruno Tehaamona, Me Edouard Varrod, a déclaré qu’il ferait appel de cette décision.

Il y a près de six ans, une fillette perdait la vie après s’être suspendue à une cage de but sur le stade de football d’Excelsior, dans le quartier de La Mission à Papeete. La structure, construite en 1975, était vétuste et non conforme aux lois et règlements applicables en Polynésie et était régulièrement utilisée comme terrain de jeux par des enfants.

« Les vrais coupables sont les responsables politiques »

Lors du procès, Me Edouard Varrod pointait que l’association « avait formulé une demande de subvention en 2018 pour changer les cages de but, qui avait été refusée par le syndicat mixte de la commune de Papeete ». Le collectif sportif avait alors réitéré cette demande l’année suivante et le financement n’avait été versé qu’en 2022. Le pénaliste rappelait également que les parents de la petite victime ne s’étaient pas portés partie civile dans cette affaire, estimant que « les vrais coupables sont les responsables politiques ».  

Le parquet relevait de son côté des manquements de la part de Bruno Tehaamoana qui connaissait les risques de cette cage de foot. Le procureur reprochait notamment au président de ne pas avoir installé un panneau pour signaler les défaillances de la cage ou, du moins, de les baisser lorsqu’il n’y avait pas de match ou d’entraînement.

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