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Les chefs d’entreprise réclament une campagne de vaccination plus musclée

©CP/Radio1

CPME et Medef étaient jeudi soir au Haut-commissariat pour faire le point sur les aides de l’État alors que le variant Delta et les restrictions sanitaires menacent l’activité et même la survie des entreprises. Leurs dirigeants demandent au Pays plus de transparence sur l’épidémie, et plus d’engagement des élus pour promouvoir la vaccination, allant jusqu’à se poser la question de la vaccination obligatoire. À l’État, ils demandent une extension des aides à d’autres secteurs. Une rencontre État-Pays-syndicats est prévue vendredi matin à la présidence.

Alors qu’ils font face à de nouvelles restrictions et que de nombreux salariés sont absents, les patrons estiment que « pour s’en sortir, on n’a qu’une solution, la vaccination. » Leur principales doléances sont adressées au Pays, et Maxime-Antoine Michard de la CPME et Frédérick Dock du Medef réclament « la transparence dans la communication du gouvernement » sur l’épidémie et sur les projections des autorités de santé.

Pour Christophe Plée, « Il faut que les gens se positionnent clairement sur une vaccination renforcée, voire obligatoire. Le monde économique ne tiendra pas beaucoup plus longtemps, surtout si le haut-commissaire est appelé à prendre des mesures supplémentaires. » Selon Frédérick Dock, les entreprises font face à de très nombreux arrêts maladie, réels ou de précaution – dont les employeurs payent les trois premiers jours, rappelle Christophe Plée. Frédérick Dock estime que les entreprises ont largement fait leur part, et aimerait voir plus de travail et de conviction sur l’appel à la vaccination de la part des élus, des maires, des responsables d’associations.

Le projet de loi du Pays sur la vaccination obligatoire de certaines catégories de travailleurs, c’est trop peu et trop tard, dit Christophe Plée : « On n’en est plus là. La loi organique donne au Pays la possibilité de faire des choix différents de la métropole. Nous, les organisations patronales, on pousse pour aller plus loin. » Il faut deux mois pour passer une loi, renchérit Maxime-Antoine Michard, « et le temps économique et le temps politique ne sont pas les mêmes. Les entreprises ne peuvent pas se permettre tous les trois mois d’avoir des à-coups, un coup couvre-feu, un coup pas couvre-feu, un coup confinement, total ou partiel. À très court terme, ça va craquer. »

Maxime-Antoine Michard qui préside le Syndicat des restaurants, bars et snacks bars, demande l’extension du Fonds de solidarité aux restaurants : « Depuis le début de la crise on n’a jamais pu être éligible ; Il y a aussi tout un tas d’autres secteurs qui ne sont pas éligibles mais qui vont être affectés par les mesures qui viennent d’être prises, notamment tous les prestataires de services qui travaillent le weekend, les organismes de formation professionnelle, l’événementiel… On attend des réponses précises. »  D’autant que la plupart des aides sont en phase dégressive, ajoute Frédérick Dock : « Un an après le début de la crise, il faut que tout aille très vite, plus loin, et mieux. Il faut évidemment tout reposer sur la table. » C’est l’objet de la réunion qui se tient vendredi matin à la présidence, entre le Pays, l’État et les partenaires sociaux.

 

 

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