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Pour Robert Maker, le blocage « pas du tout » lié aux élections

Robert Maker, premier adjoint au maire de Faa’a. © Élodie Largenton

Le mouvement lancé par la mairie de Faa’a intervient à trois jours des élections. Mais Robert Maker, le premier adjoint au maire, affirme que cela n’a aucun lien. « On a attendu trop longtemps », justifie-t-il, en pointant du doigt les nuisances causées par l’aéroport, les conséquences des inondations, « l’insuffisance » de la dotation du FIP et l’application du CGCT.

À trois jours de l’élection présidentielle et alors que le Tavini a appelé à l’abstention, le chef du parti indépendantiste et tavana de Faa’a, Oscar Temaru a décidé de bloquer la route RT1 Nelson Mandela mardi soir. Ce mercredi matin, le blocage a été levé, jusqu’à nouvel ordre. Cette action a-t-elle un lien avec la présidentielle ou les législatives qui approchent ? Absolument pas, répond Robert Maker, premier adjoint au maire de Faa’a.

Ce taux, cette quote-part, est aujourd’hui, et depuis 2006, de 17%. Robert Maker a évoqué une autre revendication : l’aéroport et les nuisances sonores que cela implique. La mairie demande la mise en place d’une taxe aéroportuaire. Une vieille revendication, mais pour Robert Maker, « maintenant ça suffit, on va marquer le coup pour que la commune puisse bénéficier au moins des retombées de la gestion de cet aéroport ». Une gestion dont il est question, actuellement, puisque la cour administrative d’appel de Paris a récemment annulé la concession passée en 2010 entre l’aérodrome de Tahiti-Faa’a et la société Aéroport de Tahiti (ADT). La commune de Faa’a a donc finalement obtenu gain de cause et l’État a un an pour organiser un appel d’offres en bonne et due forme pour l’attribution de l’aéroport de Faa’a. Pour Robert Maker, « la commune à elle seule ne pourrait pas assurer la gestion de l’aéroport, ça nécessite des moyens financiers très importants ». Le premier adjoint au maire préfèrerait qu’une SEM soit créée avec le Pays et que cette société gère l’aéroport. Outre cette question de l’aéroport et les revendications concernant le FIP, la mairie de Faa’a dénonce « l’irresponsabilité de l’État dans l’application du CGCT » et « l’absence de mesures concrètes et durables face à la situation désastreuse des familles sinistrées lors des intempéries ». Et là, c’est le Pays qui est visé par Robert Maker.

La mairie de Faa’a demande que soit organisée une rencontre avec l’État et le Pays pour discuter de tous ces sujets.

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5 Commentaires

  1. Taaroa
    19 avril 2017 à 13h03 — Répondre

    C’est ça, l’état avec un gouvernement en sursis et un président en passe de sauter va certainement faire des promesses en carton.

  2. teiva Montagnon
    19 avril 2017 à 14h29 — Répondre

    Robert Maker a évoqué une autre revendication : l’aéroport et les nuisances sonores que cela implique. La mairie demande la mise en place d’une taxe aéroportuaire.
    Ils ont raison la taxe permettra d’acheter des milliers de boules quies et hop fini les nuisances sonores. Héhé on est pas bête a la mairie on réfléchit nous. Et si il reste des sous on fixera des silencieux aux moteurs d’avions. Alors pas belle la vie???

  3. Teva
    20 avril 2017 à 6h43 — Répondre

    Le Maire d’un commune emploie son personnel municipal à monter un barrage routier et dépenser l’argent des contribuables à faire fabriquer des banderoles. Vous trouver ça normal vous ? Ainsi va la gestion en mode Oscar. En métropole, le Maire serait déjà en garde à vue pour ça !

  4. microstring
    20 avril 2017 à 18h39 — Répondre

    On a les politiques qu’on mérite…

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