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Elodie Draperi, la startup dans la peau

© Valentine Bluet

Dans la lignée de Christian Vanizette, une autre jeune polynésienne perce dans le milieu des start-up à l’étranger. Elodie Draperi est co-fondatrice de Give Vision qui crée des lunettes intelligentes pour personnes malvoyantes. La jeune femme a rencontré jeudi soir les jeunes startupeurs de l’incubateur local Prism, pour évoquer son expérience.

Elodie Draperi était l’invitée jeudi soir du premier meetup Prism à la CCISM. Co-fondatrice de la startup Give Vision, la jeune femme est venue évoquer son parcours et celui de son entreprise. Le virus startup l’a touchée très rapidement. Après un bac ES obtenu au lycée La Mennais, Elodie Draperi a effectué une prépa HEC au lycée Paul Gauguin au côté de Christian Vanizette. Partie en métropole pour se spécialiser dans le commerce international et le développement durable, la jeune femme a vite entendu parler de Make Sense. Elodie Draperi a alors été chargée de développer l’antenne Make Sense à Bordeaux. Après avoir travaillé en agence de communication et dans la fonction publique, elle a trouvé ce qu’elle recherchait dans la polyvalence des startups.

L’aventure a réellement commencé en 2014 à Londres où elle est partie s’installer pour développer le réseau Make Sense. Là bas, elle a fait la rencontre de Stan Karpenko qui a eu « l’idée un peu farfelue de dire : pourquoi pas des lunettes intelligentes pour les personnes aveugles ? ». Avec 300 millions de personnes malvoyantes dans le monde, le projet avait de quoi emballer. Ensemble, Elodie et Stan ont créé la startup Give Vision, afin de développer des prothèses visuelles en utilisant les nouvelles technologies. Leur premier produit, Sight Plus, transformait les images en son mais a montré très vite ses limites. L’équipe s’est alors penchée sur la réalité augmentée.

Après le retour de 1 000 testeurs, Give Vision s’attaque maintenant à l’adaptation du design et de la construction de son propre appareil. C’est là qu’intervient la partie financière, thème du meetup de Prism jeudi soir à Papeete. La levée de fonds fait partie intégrante de la vie d’une startup. Elodie Draperi a donc livré quelques clés aux startupeurs amateurs de Prism sur le sujet.

Elodie Draperi explique que Give Vision a eu l’opportunité de s’installer dans un « accélérateur ». C’est ce que propose l’incubateur Prism. Pour Elodie Draperi, la structure est un bon moyen de se lancer sur le fenua, d’autant plus qu’ici « il y a tout à faire sur l’accessibilité ».

Si elle n’avait qu’un conseil à donner à ceux qui se lancent ou qui hésitent à se lancer, c’est de savoir s’entourer des bonnes personnes.

Pour l’instant, Elodie Draperi  se focalise sur son projet dont la commercialisation internationale est prévue pour l’année prochaine. La jeune femme compte bien en faire bénéficier la Polynésie.

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