ACTUS LOCALESPOLITIQUE

« Est-ce que c’est insultant de dire à une femme : qu’est-ce que tu es jolie »

© Radio 1

Le premier adjoint de Arue, Jacques dit « Coco » Deane, concède avoir fait des compliments à la directrice des ressources humaines mais affirme qu’il « ne s’est jamais rien passé ». Il tacle son maire, Philip Schyle, dénonce une « affaire politique » et affirme qu’il aurait préféré que cette affaire reste dans les murs de la mairie.

Dans une interview à Radio 1 quelques minutes après la conférence de presse du maire de Arue, Philip Schyle, le premier adjoint de Arue, Jacques dit « Coco » Deane, dit être prêt à se défendre devant le tribunal correctionnel après les accusations de « harcèlement sexuel et moral » qui ont valu à la mairie d’Arue d’être condamnée par le tribunal administratif en juillet dernier.

L’élu concède avoir fait des compliments à la directrice des ressources humaines de la commune mais affirme « qu’il ne s’est jamais rien passé ». Il réfute en revanche avoir changé de comportement et traité sévèrement l’agent après essuyé les refus de cette dernière. Il estime avoir agit de la sorte car elle « (lui) manquait de respect ».

Coco Deane charge surtout son tavana, Philip Schyle, dans cette affaire. Il affirme que si la commune a été condamnée, c’est parce que son tavana «  n’a pas notifié mon arrêté de démission des ressources humaines. Je lui ai transmis le courrier  quatre mois avant que cette personne porte plainte contre moi ».

Il accuse le premier magistrat de la commune de ne pas avoir « su gérer cette situation lorsque c’est arrivé » en mettant en place une commission de conciliation.

 « Cette affaire est politique »

Le premier adjoint affirme que cette affaire est « politique ». Il affirme que son tavana Philip Schyle a annoncé à son conseil qu’il ne se représenterait pas aux prochaines municipales. Coco Deane affirme avoir alors pris les devants et commencé à rencontrer plusieurs personnes de la commune.

Selon lui, c’est parce que son tavana a appris sa démarche politique qu’il l’a pris en grippe. « J’ai l’impression que je suis devenu l’ennemi public numéro 1 ». Coco Deane confirme qu’il sera candidat malgré cette affaire : « je ne reculerai plus ».

Pas de démission non plus

Coco Deane affirme également qu’il ne compte pas démissionner de son poste de premier adjoint. Au contraire, il considère qu’il a « bien fait son travail ». De plus, il explique que le soutien des élus du conseil municipal jeudi dernier le conforte dans sa décision.

Article précedent

« Je suis contre le harcèlement (...) après il faut se mettre à ma place »

Article suivant

Le journal de 7h30, le 03/10/2018

4 Commentaires

  1. Imihau
    3 octobre 2018 à 9h58 — Répondre

    Aué ru’au ma!!! Quelle honte!!!

  2. Céline Vaiselle
    3 octobre 2018 à 10h24 — Répondre

    Manque plus que l’argument « c’est pas moi, c’est elle qui a commencé par me mettre la main dans le paréo … ».
    Ce type est dans le déni le plus complet, il n’a rien compris …
    Et le pire du pire du pire, c’est qu’il y a des (censurés) au conseil municipal pour le soutenir encore ….

  3. Nathalie
    3 octobre 2018 à 20h47 — Répondre

    Ça dépend de l’intonation que tu utilises. La façon de dire est très importante et je pense que la victime ne serait pas aller jusqu’au tribunal pour rien.
    Cette façon de se défendre est très pervers, tu renverses les rôles, c’est toi la victime! Et tous ceux qui le soutiennent êtes complices de harcèlement par soumission!
    Population de Arue réagissez et ne vous faites pas avoir par des personnes de ce genre.

  4. Jean
    5 octobre 2018 à 1h11 — Répondre

    Honte aux 13 autres qui je suis certains si ça avait été leur soeur, mère, auraient été moins compatissant

Laisser un commentaire

PARTAGER

« Est-ce que c’est insultant de dire à une femme : qu’est-ce que tu es jolie »