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La SEM de Makemo placée en redressement judiciaire

Le mandataire social de Te mau ito api, Jean-Louis Chailly. © Cédric Valax

La Société d’économie mixte (SEM) Te mau ito api, qui gère l’électricité à Makemo, a été placée lundi matin en redressement judiciaire par le tribunal mixte de commerce de Papeete, avec une période d’observation de deux mois jusqu’au 13 novembre prochain.

La SEM Te mau ito api, qui gère « la fourniture, le transport et la distribution » de l’électricité à Makemo, a été placée lundi matin en redressement judiciaire par le tribunal mixte de commerce de Papeete. Comme annoncé la semaine dernière par Radio 1, la demande de remboursement du Pays de son avance en compte courant de 76 millions de Fcfp a contraint le mandataire social de la SEM, Jean-Louis Chailly, à déclarer lundi la société en état de cessation de paiements. Une avance du Pays conclue en 2013 et qui devait être remboursée en 2015. Problème, la SEM est en déficit chronique depuis la chute de ses éoliennes en 2009, deux ans après son lancement. Elle ne peut donc pas rembourser ses deux principaux créanciers : le Pays et la BPCE.

Une période d’observation de deux mois a été ordonnée par le tribunal de commerce, avec un retour devant la juridiction le 13 novembre prochain. D’ici là, la société ne peut se permettre d’autres pertes, sous peine d’être placée en liquidation judiciaire. Jean-Christophe Touron a été nommé représentant des créanciers et Jean-Louis Chailly a été autorisé à rester mandataire social de la SEM. Ce dernier précise bien que l’activité de la société est maintenue pendant toute la période du redressement.

Jean-Louis Chailly explique avoir lui-même demandé une période d’observation relativement courte au tribunal, pour trouver des solutions, ou non, pour permettre l’exploitation d’une société aujourd’hui structurellement déficitaire. Pour le mandataire, c’est le contrat de délégation de service public qui empêche aujourd’hui la SEM d’équilibrer ses comptes.

Te mau ito api a donc rendez-vous dans deux mois devant le tribunal de commerce pour faire le bilan de sa première période d’observation. Mais avant cela, la société attend une décision de la cour administrative d’appel de Paris. Un contentieux avec la commune de Makemo sur la perception des recettes au début de l’exploitation de la SEM, et qui pourrait également trancher la question de la compétence de l’énergie sur l’atoll de Makemo.

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3 Commentaires

  1. TEIHO
    12 septembre 2017 à 6h42 — Répondre

    N’importe quoi,un contrat de délégattion de service public,en somme c le Pays qui paie é vous vous fatiguiez pas trop là!pourtant cétait pas mal l’énergie éolienne saut qu’il paraît qu’il y a usage de batteries (pas solaires)?é quand y a contrat o tuamotus fo imposer une obligation d’entretien du « matos »,des équipements etc!parce qe là-bas ou partout ailleurs si c pas « eux sui paient,ils s’en fichent!

  2. Iritahua
    12 septembre 2017 à 7h19 — Répondre

    Je me souvenais à l’époque dans le Journal, un certain Mr. E.A qui gonflait avec l’éolienne, le plus rentable du système, or, que le système n’avait jamais fonctionné, les pales n’ont jamais été montés. Grâce à Mr. Le Maire de Makemo, que toutes ces marmailles, rien que des champions de toutes catégories ont été divulgués. Encore ces pilleurs du Territoire.

  3. Tutoa
    12 septembre 2017 à 23h15 — Répondre

    Dans les corompus, y va falloir placer en redressement judiciaire aussi le PDG de la TEP mister Chapman qui est planqué en france avec un salaire de ministre. C qui qui paye, c moi et c toi avec nos factures pour son argent de poche. Aita tu ai!!
    La justice, faut regarder là aussi.

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