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Le règlement de compte mortel de Papara aux assises

Six jeunes hommes comparaîtront du 11 au 15 septembre prochain aux assises pour pour les violences ayant entraîné la mort du jeune Moearii, le 19 juiller 2014, après un règlement de compte pour une simple affaire de vol d’une enceinte Bose dans le quartier Afarerii de Papara.

La session des assises qui s’ouvre cette semaine au palais de justice de Papeete sera marquée par cinq jours d’audience pour le procès du règlement de compte mortel dans le quartier Afarerii de Papara le 19 juillet 2014. Six hommes comparaîtront sur le banc des accusés pour faire la lumière sur la bagarre générale qui avait coûté la vie au jeune Moearii, âgé de 22 ans, après une simple histoire de vol d’un haut-parleur. A l’époque, le jeune homme originaire de Punaauia s’était rendu dans le quartier de Papara avec son frère pour récupérer l’appareil de musique dérobé à une amie. Mais une fois sur place, le ton était monté et l’affaire avait dégénéré en règlement de compte entre les deux frères et plusieurs jeunes habitants du quartier. Moearii était décédé des suites d’une bagarre générale et son frère avait été grièvement blessé dans l’affrontement. Dix personnes doivent d’ailleurs comparaître dans les prochains mois au tribunal correctionnel pour répondre des violences commises à l’encontre du frère rescapé. Avant cela, les six accusés de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » feront face aux jurés de la cour d’assises pendant toute la semaine du 11 septembre et encourent une peine maximum de 20 ans de réclusion criminelle.

Renvoyée aux assises avec son compagnon pour le viol de sa fille

Cette semaine, le premier procès de la session des assises concerne une nouvelle affaire de viol sur mineure commis par le père d’une jeune fille. Les faits s’étaient déroulés à Tahiti en 2015 alors que la victime était âgée de 13 ans. Mais la particularité de ce procès, qui devrait se dérouler à huis-clos pour protéger l’identité de l’adolescente, c’est le renvoi devant les jurés de la mère de la victime pour « non empêchement de crime ».

Cette semaine également, un homme de 32 ans originaire de Raroia aux Tuamotu sera jugé pour des violences ayant entraîné la mort de sa compagne de 21 ans le 19 octobre 2014. La jeune femme était décédée par noyade, retrouvée dans un puits del’atoll. L’accusé avait d’abord affirmé avoir uniquement poussé sa compagne dans le puits à la suite d’une dispute conjugale sur fond de soupçons d’infidélité, avant de reconnaître l’avoir plongée lui-même la tête la première dans le puits, et enfin d’affirmer aujourd’hui que la victime était tombée par elle même… L’accusé avait incendié sa propre maison le soir du drame. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Le dernier dossier jugé durant la semaine du 18 septembre porte également sur une affaire de coups mortels dans un couple de Fangatau aux Tuamotu. Une bagarre avait éclaté au cours d’une fête durant laquelle l’accusé, aujourd’hui âgé de 34 ans, et sa compagne avaient bu du komo. Plusieurs coups avaient été échangés entre les deux amants, avant que la pauvre femme ne succombe d’un arrêt cardiaque consécutif à son passage à tabac. L’accusé encourt également 20 ans de réclusion.

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