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Les crimes contre l’environnement passibles de la CPI

La cour pénale internationale pourra désormais poursuivre les « crimes contres l’environnement ». Une annonce de la juridiction qui intéresse tout particulièrement l’église protestante maohi qui réfléchit toujours à une action contre l’Etat français devant la justice internationale, suite aux essais nucléaires de Moruroa et Fangataufa.

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a publié la semaine dernière un « document de politique générale«  de la juridiction qui annonce que son Bureau « s’intéressera particulièrement aux crimes (…) impliquant ou entraînant, entre autres, des ravages écologiques (…) ». C’est la première fois que la juridiction annonce qu’elle poursuivra les crimes contre l’environnement. La décision a été largement saluée par les associations écologiques et n’a pas échappé, en Polynésie, à l’Eglise protestante maohi (EPM). En août dernier, l’EPM avait annoncé lors des conclusions de son synode qu’elle envisageait de saisir la cour pénale internationale contre l’Etat français pour les essais nucléaires menés à Fangataufa et Moruroa. Contacté mardi, le président de l’EPM, Taaroanui Maraea, confirme l’intérêt de son église pour cette décision du Bureau du procureur de la CPI. Rappelons qu’au lendemain de cette annonce de l’EPM, le haut-commissaire avait réagi en dénonçant « l’outrance » des propos de l’église et en affirmant qu’une telle plainte « manquerait de fondement ».

© Cédric Valax
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1 Commentaire

  1. tupai
    21 septembre 2016 à 8h28 — Répondre

    pour le haussaire, l’église protestante n’a pas à s’intéresser aux essais nucléaires et leurs trop nombreuses victimes, toujours pas indemnisées par la France. Normal, les zozonomistes ont prétendu que la bombe nucléaire française n’avait aucun effet sur les humains, c’est merveilleux !

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