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Taïwan relance sa recherche des « leaders du Pacifique » de demain

La septième « génération » du programme PILP, lors de son déplacement à Taiwan, en 2019. @D.R.

Le Pacific Islands Leadership Program (Pilp), un programme de formation financé par le gouvernement taïwanais, recherche des candidats en Polynésie et dans le Pacifique. Jeunes professionnels impliqués dans leur domaine, bénévoles ou responsables associatifs motivés… tous les profils peuvent intéresser. Au bout de la sélection, une formation gratuite de 10 semaines à Hawaii et à Taipei. 

Lancé en 2003, le programme est hébergé par le East West Center, un organisme d’enseignement américain basé à Honululu. Il a déjà vu passer 157 stagiaires du Pilp, originaires de différents pays du Pacifique, dont 4 ont été sélectionnés au fenua. Jeunes entrepreneurs, fonctionnaires, bénévoles associatifs ou scientifiques… Tous ont en commun de « jouer un rôle actif dans leur communauté » ou d’avoir des ambitions de développement de leur territoire, que ce soit dans le domaine éducatif, sanitaire, social, politique, ou encore économique. Envoyés en formation « tous frais payés » pendant 10 semaines, d’abord à Hawaii, puis à Taïwan, ces « futurs leaders » sont amenés, pendant leur stage, à approfondir leur connaissance de la région et de ses enjeux géopolitiques, à se créer un réseau dans le Pacifique, mais aussi à travailler sur leurs propres objectifs, comme l’explique Philippe Lemonnier, un ancien du Pilp, devenu le représentant du programme à Tahiti.

Covid oblige, la sélection du programme n’avait pas pu être mené à son terme cette année. Le prochain départ  aura donc lieu en septembre 2021, après un long processus de sélection. Qui peut postuler ? « Il n’y a pas de profils particuliers, répond le consultant, à la tête de Pacific Ventury. On va rechercher des gens qui sont engagés au niveau professionnel, au niveau associatif ou autres, et qui ont une vision pour leur communauté ou leur pays« .

Le « soft power » taiwanais

La deuxième partie du programme se passe à Taiwan, pour une « étude de cas ». Il est vrai que la République de Chine – c’est selon son appellation officielle – a de quoi intéresser de par son lien historique avec les peuples du Pacifique, son organisation sociale et politique, et sa place à part en Asie. Les organisateurs promettent aussi une étude détaillée de la gestion de la crise sanitaire par les autorités de Taipei, fréquemment prise en exemple durant cette pandémie. Mais pour le petit pays dont les relations avec la Chine sont tendues et complexes, financer ce programme, c’est aussi  tisser un réseau d’influence ou de soutiens dans la région. Du « soft power », avec « aucune obligation à la sortie » assure Philippe Lemonnier.

La première réunion d’information sur le PILP, doit avoir lieu ce jeudi à 17h30 en présence de trois des quatre anciens participants polynésiens au programme. Les places sont limitées mais le rendez-vous peut aussi être suivi sur Zoom. Les réservations se font en ligne. Plus d’information auprès de Philippe Lemonnier : [email protected].

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