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La tuberculose tue encore en Polynésie

Le ministère de la Santé lance une campagne de communication afin de sensibiliser la population à la tuberculose, et de rentrer dans les objectifs de l’Organisation mondiale de la santé, à savoir diminuer l’incidence de cette maladie de 90% en 2035. En Polynésie, 50 à 60 nouveaux cas sont déclarés chaque année et près de vingt décès en cinq ans lui sont attribués.

 La campagne de communication a commencé le 19 juin par des posts sur les réseaux sociaux pour éveiller la curiosité des Polynésiens sur cette maladie, et à partir de ce mardi, par la diffusion d’un spot de 30 secondes en TV et radio pour les sensibiliser sur l’importance du dépistage. Un livret de quatre pages intitulé « Je participe au dépistage de la tuberculose », expliquant la maladie et les étapes du dépistage, a également été édité.

Il faut dire que l’enjeu est important. La tuberculose est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde. Selon l’OMS, on dénombre chaque année 9 millions de nouveaux malades et 1,5 million de décès. Un des objectifs de l’organisation est de mettre un terme à l’épidémie mondiale de tuberculose en réduisant l’incidence de 90% entre 2015 et 2035.

En Polynésie, 50 à 60 nouveaux cas sont déclarés chaque année et près de vingt décès en cinq ans lui sont attribués. Si le nombre de nouveaux cas détectés reste stable, celui-ci ne diminue pas, selon la responsable du bureau de veille sanitaire, le docteur Marine Giard.

Si le traitement par antibiotique s’avère efficace, il faut néanmoins que le patient suive à la lettre le traitement prescrit. À savoir des antibiotiques à prendre tous les jours durant six mois. S’il interrompt son traitement, la bactérie risque de muter, et là on arrive à la tuberculose multi résistante qui a fait son apparition en Polynésie en 2015, et qui nécessite plus d’antibiotiques et un traitement plus long.

La campagne de prévention s’adresse surtout à l’entourage des personnes malades qui a donc été en contact avec la maladie, car celle-ci se transmet par l’air expiré et la toux. Pour autant une personne contaminée ne ressent pas forcément les symptômes de la maladie, qui se traduisent par de la fièvre, des transpirations abondantes durant la nuit, un amaigrissement, une toux et des crachats sanglants.

À noter que le dépistage, qui comporte un entretien avec le médecin, une radiographie pulmonaire, un test cutané ou une prise de sang, est entièrement pris en charge par la CPS, ainsi que le traitement à base d’antibiotiques.

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