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Air France ferme la porte aux embauches en Polynésie

Dans un courrier adressé mercredi à l’ensemble de son personnel en Polynésie, la direction nationale d’Air France KLM a confirmé « la pérennité » de la desserte et de la « base PNC » au fenua, mais a adressé une fin de non recevoir aux grévistes en affirmant que de nouvelles embauches étaient « aujourd’hui strictement impossibles ».

Après 13 jours de grève, la direction nationale d’Air France a réagi pour la première fois dans un courrier adressé à l’ensemble du personnel de la compagnie basé à Papeete. « Cette situation n’est satisfaisante pour personne et ne peut se prolonger indéfiniment », écrivent le directeur des ressources humaines de la compagnie à Paris, Patrice Tizon, et son homologue pour l’Amérique du Nord, Marnix Fruitema.

Le courrier mentionne ensuite l’arrivée prochaine de French Blue en Polynésie française, estimant que « l’arrivée d’un nouveau compétiteur pourrait générer au moins 20% d’offre supplémentaire, ce qui aura un effet direct sur le niveau de nos coefficients de remplissage et de recette » et que « la rentabilité de la ligne risque d’être mise en cause ». Il mentionne également l’arrivée possible de United Airlines qui « conduira à une pression supplémentaire sur (…) l’économie de la ligne ».

Dans ce « contexte de renforcement de la concurrence », la direction nationale d’Air France KLM se veut pourtant rassurante. Elle affirme que « la pérennité de notre desserte, de la délégation de Papeete et de la base PNC » sera assurée. Mais elle prévient qu’il faudra pour cela « accroître nos efforts commerciaux et maîtriser nos coûts », avant d’adresser une fin de non recevoir à la principale revendication affichée par les PNC grévistes de l’Usaf/Unsa : « C’est pourquoi procéder à des embauches aujourd’hui est strictement impossible ».

Des négociations qui n’avancent pas

Syndicat et direction confirment que de nouvelles réunions de négociations ont eu lieu mardi et mercredi, mais sans aucune avancée notable. Dans l’attente d’une issue du conflit, la compagnie Hi Fly continue d’assurer les vols au départ et à destination de Papeete à la place d’Air France.

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