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Le Salon du livre va nous mettre la tête à l’envers

Mylène Raveino, Rainui Tirao, Lucile Bambridge, Christian Robert.

Le thème du 17e salon du livre de Tahiti n’est pas un mot, mais un son : [vɛʁ]. De vers en vert, il ouvre des horizons variés et invite à découvrir les nouveaux ouvrages des auteurs locaux et des invités internationaux, dont Marcus Malte, prix Femina 2016 pour Le Garçon. Le Salon se déroulera du 16 au 19 novembre à la Maison de la culture.

C’est autour d’un verre que l’idée du thème de ce 17e salon du livre de Tahiti a germé, il y a quelques mois. Ce [vɛʁ] phonétique « fait référence à un panel sans fin de sujets d’ouverture et de débat, d’échanges et d’animations originales ». Christian Robert, président de l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles, en donne quelques exemples : ver, verre, vert, vers, vair…

Ce salon est « d’abord celui des auteurs locaux », souligne Christian Robert. C’est même devenu, au fil des années, le synonyme de la rentrée littéraire polynésienne, puisque les éditeurs locaux profitent de l’occasion pour présenter leurs nouveautés. Cette année, près de 25 ouvrages seront ainsi dévoilés.

Le Salon du livre est aussi une fenêtre ouverte sur la littérature océanienne et plus lointaine. La tête d’affiche de cette édition est Marcus Malte, prix Femina 2016 pour son roman Le Garçon, paru aux éditions Zulma. Les amateurs de roman noir le connaissent bien, mais son œuvre ne se résume pas aux polars, souligne Lucile Bambridge, organisatrice du salon.

À ses côtés, une vingtaine d’auteurs, d’illustrateurs, d’artistes et d’acteurs du monde du livre seront présents. Parmi eux : le poète et slameur fidjien Peter Sipeli, qui livrera une performance nocturne, l’auteure vietnamienne Thanh-Van Tran-Nhut, qui présentera son nouveau roman, inspiré par sa résidence d’artiste à Wellington, en Nouvelle-Zélande, et l’illustrateur Steeven Labeau, qui revient avec la suite des aventures de Tita, publiées aux éditions des Mers australes.

Ce Salon du livre promet aussi d’être ludique, avec des animations prévues pour les enfants, mais aussi pour les adultes. On pourra notamment assister et participer à une « joute de traduction » : Mireille Vignol, qui a traduit plusieurs livres d’auteurs du Pacifique anglophone, affrontera un autre traducteur. Tous les deux vont traduire un texte et devront défendre leurs choix devant le public, qui fera office d’arbitre.

Les enseignants sont invités à « s’accaparer » ce Salon pour en faire profiter leurs élèves. Le Centre de lecture de la DGEE participe à l’événement et organise des rencontres entre des auteurs et des illustrateurs et des élèves de primaire, de collège et même de lycée. Ces échanges permettent d’avoir une autre vision de la littérature et du métier d’auteur, rapporte Rainui Tirao, du Centre de lecture.

Cette année, des auteurs iront notamment dans des établissements de Moorea. La Maison de la culture, qui accueille le Salon, organise également de nombreuses activités : des jeux de piste, des mots fléchés et des mots mêlés, ou encore une œuvre participative…

Pour plus de renseignements et pour les enseignants qui voudraient participer au Salon du livre avec leur classe, contacter la Maison de la culture au 40 544 546, [email protected], ou le Centre de lecture de la DGEE au 40 46 27 21, [email protected]

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1 Commentaire

  1. Pierre André
    13 septembre 2017 à 13h05 — Répondre

    Que dire de ces gens qui mène un combat perdu d’avance ? BRAVO, face à cet aréopage d’incultes qui préfère les tablettes et le langage SMS…

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